Enquête sur nos comportements de consommation alimentaire

Femme Heureuse Qui Mange
Une première en nutrition : des experts ont décortiqué le profil alimentaire des Français, L’enjeu ? Mieux cibler la prévention. Etes-vous une « petite mangeuse diversifiée », ou un « gros mangeur monotone » ? Pour les nutritionnistes, la réponse est importante. Car nos préférences et habitudes conditionnent notre statut en vitamines, minéraux… Pour la première fois, une enquête a permis de définir six groupes de consommateurs. Connaître celui auquel on appartient permet de repérer ses atouts et ses erreurs… et d’envisager des corrections plus efficaces.

1. " Les petites mangeuses diversifiées " (18 % de la population)

Il s'agit à 80 % de femmes. Les deux tiers ont moins de 45 ans. Leur alimentation est nettement plus riche en fruits et légumes que la moyenne, les lipides sont surtout fournis par l'huile de la vinaigrette. Mais globalement, il atteint 37 à 40 % des calories totales, ce qui est trop. Leur total énergétique journalier ne dépasse pas 1 800 calories (alors que les apports nutritionnels conseillés sont de 1 800 à 2 000 cal pour les femmes, et 2 100 pour les hommes sédentaires).

Enfin, dans ce groupe, aucun obèse... À apport calorique égal, ce sont les mangeurs diversifiés qui ont la meilleure couverture nutritionnelle (notamment pour les protéines, les minéraux et les vitamines). Mais le faible niveau calorique rend cet équilibre précaire.

2. " Les gros mangeurs diversifiés " (10 % de la population)

On trouve 85 % d'hommes dans ce groupe... et près de 10 % d'obèses. L'apport calorique moyen avoisine 2 300 calories, et les consommations de pain, de viande et de beurre sont supérieures à la moyenne. Le rythme des repas est traditionnel, et il n'existe pratiquement pas de grignotage dans ce groupe.

Pas de risque de carences dans ce groupe, qui a une alimentation variée et bien organisée. Mais pour les personnes en surpoids (et même pour les autres !), il serait utile de réduire graisses et aliments gras.

3. " Les mangeurs standard " (26 % de la population)

Hommes et femmes de tous âges se retrouvent à égalité dans ce groupe qui représente plus du quart des personnes étudiées ! Leur consommation est proche de la moyenne, avec un excès relatif de lipides. Leurs choix alimentaires, sans être vraiment monotones, ne sont malgré tout pas très variés.

Ils auraient intérêt à augmenter leur consommation de fruits et légumes frais, ainsi que de pain et de farineux.

4. " Les jeunes mangeurs " (12 % de la population)

Ces consommateurs ont gardé le comportement alimentaire typique des adolescents. Il s'agit d'hommes dans 60 % des cas, et 4 sur 5 sont âgés de moins de 34 ans. Sur-représentés dans leurs repas (souvent copieux) : pâtes, riz, biscuits, et sodas. En revanche, les fruits et légumes frais, ainsi que (parfois) les produits laitiers, font défaut dans leur alimentation.

Leur atout : ils ne cherchent pas à se priver. Quelques modifications dans leurs choix alimentaires (par exemple, jus de fruit plutôt que sodas, fruits plutôt biscuits...) amélioreraient déjà la situation.

5. " Les petits mangeurs pressés " (25 % de la population)

Ce groupe rassemble 70 % de femmes en majorité des 25-34 ans. Bien que consommant davantage de quiches, pizzas que la moyenne de la population, ce groupe mange souvent "sur le pouce" absorbe moins de 1 800 calories par jour. Le grignotage est fréquent. Ces consommateurs préoccupent les nutritionnistes, car ce sont eux qui couvrent le moins bien leurs besoins nutritionnels. On note des carences en folates (vitamine B9), en fibres et en calcium.

II serait bon qu'ils prennent plus régulièrement des repas structurés, et remplacent de temps à autre le friand par un plat complet. Important : profiter du petit déjeuner pour consommer de façon systématique un produit laitier et un fruit frais.

6. " Les gros mangeurs monotones " (9 % de la population)

En grande majorité des hommes (pour 90 %), ils souffrent souvent de surpoids et d'obésité. Ils absorbent environ 2 800 calories par jour, dont 20 % apportées par l'alcool, ce qui est excessif. Leur alimentation est riche en fromages, charcuteries et pommes de terre, et les fritures représentent une part importante du total lipidique.

Il faut en général un problème de santé sérieux (infarctus, diabète) pour que ces consommateurs soient motivés et cherchent à améliorer leur alimentation... Le conseil réduire l'alcool, les aliments et préparations les plus riches en graisses.

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