Comment fonctionne le vaccin contre les cancers HPV (Papillomavirus humains) ?

jeune femme recevant le vaccin contre le Papillomavirus
Les infections à Papillomavirus humains (HPV) touchent une grande majorité de la population, avec environ 80% des individus exposés au cours de leur vie, souvent dès le début de leur vie sexuelle. En France, ces infections sont à l’origine de 6 400 nouveaux cas de cancers chaque année, notamment le cancer du col de l’utérus, causant environ 1000 décès. Heureusement, des avancées médicales, comme la vaccination, préviennent désormais jusqu’à 90% des infections HPV à risque de cancers, offrant un espoir d’éradication de certaines de ces pathologies.

Quand se faire vacciner ?

Les deux vaccins anti-papillomavims humain (HPV), Gardasil® et Cervarix®, sont recommandés chez les adolescentes à partir de 14 ans, avec un rattrapage jusqu'à 23 ans chez celles qui n'ont pas eu de rapport sexuel, ou au plus tard durant l’année suivant leur premier rapport.

Il est fait par un médecin : généraliste, gynéco, pédiatre... Le protocole prévoit trois injections (0-2-6 mois, pour Gardasil®, 0-1-6 mois pour Cervarix®).

Le prix : 123,66 € l'injection de Gardasil®, 111,82 € celle de Cervarix®. Remboursement : 65 %.

Pourquoi ce vaccin ?

Parce qu'il empêche une infection grave, sexuellement transmissible, qui peut dégénérer en cancer. Cela dit, plus d'une Française sur deux a déjà rencontré ce virus, et 9 fois sur 10, l'infection se résout spontanément.

Pourquoi un vaccin contre le cancer ?

« Il ne s'agit pas d’un vaccin contre le cancer, ça, c'est du marketing, corrige le Dr Ponnel, gynécologue. On vaccine contre des virus responsables de 70 à 80 % des cancers du col utérin. Cette vaccination ne supprime donc pas tous les cancers du col, car 20 % de personnes vaccinées pourront quand même développer cette maladie. » C'est pourquoi le dépistage par frottis reste essentiel.

Pourquoi avant les premiers rapports ?

Parce qu'il faut vacciner avant d'avoir été en contact avec ce virus. Or, il se transmet par voie sexuelle, y compris par contact peau à peau et attouchements (génital et digital). Et l'infection donne peu ou pas de signes cliniques. De plus, le préservatif ne protège pas complètement de cette contamination. Il diminue le risque de 70 % environ.

Pourquoi 14 ans ?

Parce que l'âge des premiers rapports sexuels chez les filles de 15-20 ans se situe autour de 16 ans.

Seconde raison : Les médecins ne savent pas combien de temps va durer l'immunité induite par la vaccination. « On protège les femmes au moins huit ans », précise Patrice Lopes. Il a donc été recommandé de vacciner le plus tard possible, mais avant les rapports et, en France, l'âge de 14 ans a été arbitrairement choisi. Les mineures doivent avoir I accord parental pour se faire vacciner.

Ce vaccin est-il dangereux ?

A priori, non. Les effets secondaires observés (syncope vagale, syndrome fébrile, douleurs...) sont analysés par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. (ANSM). Son dernier bilan, au 30 septembre 2019, indique que le rapport bénéfice/risque est favorable.

Et les garçons ?

Certains gynécologues français sont favorables à leur vaccination, comme cela vient d'être décidé aux États-Unis.

On sait maintenant que 90 % des cancers de l'anus et 40 % des cancers du pénis sont dus aux papillomavirus.

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