Herpès génital : 8 questions / réponses

Douleur Génital
Cette infection sexuellement transmissible concerne près de deux millions de Français. Quel traitement ? Quelles précautions prendre ? On vous dit tout !

Comment le repérer ?

Par des picotements, une sensation de brûlure, des démangeaisons, une douleur... dans la région génitale. Quelques heures ou jours après apparaissent des vésicules puis des érosions qui cicatrisent en formant des croûtes.

Est-ce contagieux ?

Oui. Le virus de l'herpès génital se transmet par contact direct avec les lésions pendant les poussées. Mais parfois aussi en dehors de celles-ci, car ce virus peut être émis par les sécrétions vaginales, sans symptôme. En fait, plus les poussées sont nombreuses, plus le risque d'excrétions virales asymptomatiques - et donc de contagion - est important.

Schématiquement, une personne qui a moins de six récurrences par an n'est contagieuse qu'au moment des poussées. Au-delà, elle est potentiellement contagieuse en permanence.

Y a-t-il des précautions à prendre ?

En cas de lésions, les relations sexuelles et les câlins sont à proscrire, même avec préservatif. Pas de souci en dehors des poussées, à condition que leur fréquence soit faible ! Dans le cas contraire, un traitement peut vous éviter de contaminer votre partenaire.

Ayez une bonne hygiène de vie : linge de toilette personnel...

Comment est-on contaminé ?

Lors d'un rapport sexuel ou d'un contact intime peau à peau avec votre conjoint (lésions sur les cuisses, les fesses...), cette infection étant sexuellement transmissible. Les primo-infections (premières rencontres avec le virus) peuvent aussi être dues à des contacts bucco- génitaux avec le virus herpétique labial. Une auto-contamination sur un autre endroit du corps après grattage est possible, mais rare.

Pourquoi ça récidive ?

On ne peut pas se débarrasser de ce virus. Une fois dans l'organisme, il migre le long des nerfs et se réfugie à vie dans un ganglion nerveux au bas de la colonne vertébrale. L'excitation de la terminaison nerveuse sous l'effet de facteurs comme les règles, la fièvre, le soleil, le stress, la fatigue, les rapports sexuels... réactive le virus qui refait le trajet inverse et provoque des lésions dans la même région.

Après la poussée, il retourne dans son ganglion nerveux...

Doit-on en parler à son partenaire ?

Impérativement, car vous pouvez être contagieux sans le savoir, et la réussite d'une relation est basée sur le respect et la confiance. Cela permet aussi de mieux vivre cette affection souvent culpabilisante et handicapante.

Comment traiter ?

Les crèmes sont inefficaces et font macérer. un traitement antiviral buccal (deux comprimés de valaciclovir par jour pendant cinq jours) diminue l'intensité de la crise et accélère la cicatrisation.

En prévention, un comprimé de valaciclovir par jour en continu est envisageable au-delà de six poussées par an.

En phytothérapie, pensez au soin local avec l'alcoolature de tanin à 20 pour 1 000. En cas d'herpès récidivent, sur prescription médicale, un traitement de fond, avec des plantes immunostimulantes ou des préparations magistrales à base d'huiles essentielles de thym, sarriette et menthe poivrée, peut aussi être conseillé.

Quel risque pour le bébé si on est enceinte ?

Une poussée d'herpès en salle de travail, une primo-infection durant le dernier mois de la grossesse, une excrétion virale asymptomatique chez une femme ayant des antécédents herpétiques... peuvent contaminer le bébé. Ainsi, un traitement antiviral de la 36e semaine de grossesse à l'accouchement est parfois proposé. Voir notre article sur le sujet.

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