Train : qu’est-il prévu en cas d’urgence médicale ?

Femme Malaise Train
Avant de tirer la sonnette d’alarme ou d’avertir les pompiers au prochain arrêt, ayez le bon réflexe : prévenez le contrôleur.

Premiers soins à bord des trains : rôle et formation des contrôleurs

Le chef de bord, qu'on appelle plus communément "contrôleur", a la responsabilité de tout mettre en œuvre pour soigner un passager malade. Dès qu'il est prévenu, il évalue auprès de la personne malade s'il est en mesure de la soigner.

En effet, chaque contrôleur est tenu de suivre une formation sur les premiers secours et sur la sécurité, une formation réactualisée tous les trois ans. Et dans les faits, c'est lui qui, le plus souvent, dispense les premiers soins, car peu de problèmes graves sont observés à bord des trains.

Dans le cas contraire, il demande l'aide d'un médecin. Et en dernier recours, il a la possibilité de prévenir le Samu, mais cette situation reste exceptionnelle. Ainsi, l'an dernier, cent vingt appels ont été passés par les chefs de bord au Samu de Paris. C'est très peu quand on sait que la SNCF transporte 1,3 milliard de passagers chaque année.

Bon à savoir :

  • La trousse de secours : Elle contient des pansements, des médicaments courants et des traitements pour les urgences cardio-vasculaires ou neurologiques qui doivent être administrés par un médecin. Elle est placée dans un lieu sûr, que la SNCF ne souhaite pas divulguer car des vols ont déjà eu lieu à bord des TGV. Une réflexion est en cours pour en améliorer le contenu.
  • Les défibrillateurs : Ils ne sont pas obligatoires, mais la SNCF en a équipé, en juin dernier, les 150 gares les plus importantes. Elle va tester leur utilisation en septembre sur la ligne TGV Est. Si l'expérience est concluante, des défibrillateurs automatiques seront installés à partir de la fin de l'année dans les autres TGV. Le Japon est, pour l'instant, le seul pays du monde qui ait doté ses trains de tels dispositifs.

La procédure "malade à bord"

1. Recherchez le chef de bord dans le train.

N'hésitez pas à demander de l'aide aux autres passagers. Si vous êtes en grave détresse et que vous n'arrivez pas à le localiser, vous pouvez tirer la sonnette d'alarme. C'est cependant un geste à faire en dernier recours. Le train pourrait avoir des difficultés à redémarrer à cause de la densité du trafic. Et s'il s'est arrêté en rase campagne, cela compliquerait l'arrivée des secours.

2. Le chef de bord a besoin d'aide

Il réalise un appel dans le train pour obtenir le soutien d'un professionnel de santé, médecin, infirmière ou pharmacien. «Statistiquement, il y en a toujours au moins un dans un train.

3. Votre cas nécessite une consultation

Il contacte le Samu de Paris, qui centralise tous les appels d'urgence concernant les trains. Grâce aux conseils des médecins urgentistes, le chef de bord pourra dispenser certains soins. Cette consultation à distance peut également appuyer l'intervention d'un médecin passager.

Dans tous les cas, le chef de bord prévient le centre national des opérations TGV ou le centre de la région concernée pour les autres trains. Ainsi, ces structures sont prêtes à organiser, si nécessaire, l'arrêt du train et l'arrivée de secours. Grâce à un système de double appel, le chef de bord peut dialoguer simultanément avec le Samu de Paris et le centre opérationnel.

4. C'est une urgence.

Le Samu de Paris et le centre opérationnel organisent ensemble votre prise en charge. Un véhicule d'urgence vous attend à la gare suivante ou à votre destination. En cas de détresse vitale, le train est arrêté n'importe où pour être rejoint par un véhicule du Samu, des pompiers ou un hélicoptère.

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