C'est là que le parcours du combattant commence. On se retrouve face à une jungle de produits, de termes techniques barbares et on ne sait pas par quel bout prendre le problème. Pour s'équiper, il faut trier le bon du mauvais. C'est d'ailleurs souvent en cherchant des références fiables qu'on tombe sur des acteurs comme Promoliquide, qui permettent de se faire une idée de la variété hallucinante de produits disponibles sans bouger de son canapé. Mais avant de remplir son panier, il faut comprendre ce qu'on fait. C'est un peu pour ça que j'écris aujourd'hui. Pas pour vous faire un cours magistral, mais pour partager ce que j'ai compris, mes erreurs aussi, et peut-être vous faire gagner du temps.
Pourquoi on a si peur de sauter le pas ?
Je me rends compte en écrivant que la première barrière, c'était la peur de l'inconnu. Et aussi, soyons honnêtes, la peur d'avoir l'air ridicule avec ce gros tube en métal à la bouche. Au début, la vape avait cette image un peu masculine, très technique. On voyait des gens faire des nuages énormes dans la rue et je me disais "ok, ce n'est pas pour moi". Je voulais juste ma dose de nicotine, pas devenir une locomotive à vapeur.
Cela dit, il faut nuancer. Le marché a énormément évolué. Aujourd'hui, il y a des cigarettes électroniques discrètes, élégantes même, qui se glissent dans un sac à main sans prendre toute la place. Mais au-delà de l'esthétique, c'est la question de la santé qui me taraudait. Est-ce que c'est vraiment mieux ? On entend tout et son contraire aux infos. Un jour c'est miraculeux, le lendemain c'est suspect.
En creusant un peu, en lisant des rapports sérieux (pas juste des titres clickbait sur Facebook), on comprend que le consensus scientifique – enfin, disons le consensus actuel – tend à dire que c'est nettement moins nocif que le tabac brûlé. C'est la combustion qui nous tue, avec le goudron et le monoxyde de carbone. La vape, elle, chauffe un liquide. C'est de la réduction des risques. Pas de l'air pur des montagnes, on est d'accord, mais c'est un moindre mal. C'est comme ça que je l'ai envisagé pour déculpabiliser.
Le casse-tête du matériel : faire simple pour commencer
Alors, quand on décide de s'y mettre, on arrive dans une boutique ou sur un site et on voit : résistance, ohms, watts, clearomiseur... Au secours. Franchement, la première fois, j'ai failli faire demi-tour. Je voulais juste un truc où j'appuie sur un bouton et ça marche.
Mon conseil, et c'est vraiment basé sur mon échec initial avec un matériel trop compliqué : commencez simple. Vraiment. Ne prenez pas la machine de guerre à 100 euros si vous n'avez jamais vapoté. Il existe des pods, ces petites cigarettes électroniques tout-en-un. C'est souvent le meilleur choix pour une transition douce. Pourquoi ? Parce que le tirage (la façon d'aspirer) ressemble plus à celui d'une cigarette classique. On appelle ça le tirage serré, ou MTL pour les intimes.
Si vous prenez un truc trop puissant direct, vous allez tousser. C'est quasi inévitable. Et si vous toussez, vous allez vous dire "c'est nul ce truc" et rallumer une clope. C'est ce qui m'est arrivé la première fois. J'avais pris un truc trop gros, j'ai cru mourir en aspirant, et j'ai rangé la vape dans un tiroir pendant six mois. C'est dommage.
Le choix du liquide : une quête sans fin ?
C'est là que ça devient drôle. Ou tragique, ça dépend. Le choix du e-liquide, c'est hyper personnel. Ce que votre meilleure amie adore, vous allez peut-être trouver que ça a le goût de liquide vaisselle. C'est un peu un cliché, mais c'est vrai que les goûts tabacs ne ressemblent jamais vraiment à une vraie cigarette. Il faut faire le deuil de ce goût de "brûlé" (qu'on finit par trouver infect, soit dit en passant, une fois qu'on a arrêté).
Au début, je cherchais absolument un goût "Marlboro". Spoiler : ça n'existe pas vraiment. Il vaut mieux chercher quelque chose de neutre, ou alors changer radicalement. Moi, j'ai fini par apprécier des goûts fruités, ce que je n'aurais jamais cru possible. C'est étrange comme le palais change.
Mais le plus important, ce n'est pas le goût. Enfin, si, ça compte, mais le paramètre critique, c'est le taux de nicotine. C'est là que beaucoup de femmes se plantent – et je m'incluse dedans. On veut "bien faire", on veut arrêter la nicotine, alors on prend du 3mg ou du 6mg en se disant "je vais me désintoxiquer".
Erreur fatale.
Si le taux est trop bas, vous allez être en manque. Le fameux "hit" (la contraction dans la gorge quand on avale la fumée) ne sera pas là. Résultat ? Vous allez vapoter toute la journée comme une tétine, sans jamais être rassasiée. Il vaut mieux commencer haut, avoir sa dose, et baisser très progressivement. Ne soyez pas pressée. C'est un marathon, pas un sprint.
Gérer le regard des autres et les nouvelles habitudes
Il y a un aspect social dont on parle peu. Sortir sa cigarette électronique en terrasse, c'est devenu banal, mais ça reste un sujet de conversation. On a toujours droit à la remarque du tonton sceptique : "Tu sais qu'on ne sait pas ce qu'il y a dedans ?". C'est fatigant. Il faut s'armer de patience et, parfois, de pédagogie. Ou juste ignorer.
Ce qui change aussi, c'est la gestuelle. La cigarette, elle a un début et une fin. Elle se consume. La vape... elle est infinie, tant qu'il y a de la batterie. C'est un piège. Je me suis surprise à vapoter devant mon ordinateur pendant des heures sans m'en rendre compte. Il faut apprendre à se discipliner. Se dire "ok, je prends ma pause vape", et ensuite je la range. Sinon, on garde l'objet à la main en permanence, comme une extension de soi.
Et puis, il y a l'entretien. Ce n'est pas glamour, mais il faut en parler. Une cigarette électronique, ça fuit parfois. On a du liquide sur les doigts, ça colle. Il faut changer la résistance (le petit bout de métal à l'intérieur) toutes les deux ou trois semaines sinon ça a un goût de brûlé atroce. C'est une logistique. Moins contraignante que de chercher un bureau de tabac ouvert à 22h un dimanche, certes, mais c'est une logistique quand même.
L’impact sur le budget : réalité vs fantasme
On nous vend souvent la cigarette électronique comme une source d'économies massives. Alors, oui et non. À long terme, c'est indéniable. Vu le prix du paquet qui grimpe plus vite que l'inflation, le calcul est vite fait. Mais le premier mois, ça pique un peu. Il faut acheter le matériel, tester plusieurs liquides (parce que vous allez en détester certains, c'est obligé), acheter des résistances d'avance.
Cependant, une fois qu'on a trouvé son rythme de croisière, on respire. Financièrement, je veux dire. Je me souviens avoir fait le calcul après trois mois : j'avais économisé l'équivalent d'un bon week-end en thalasso. Ça motive. C'est important de visualiser ces économies, peut-être même de mettre cet argent de côté pour se récompenser. Le sevrage tabagique est dur, on mérite bien une récompense autre que la santé retrouvée.
Est-ce que ça marche vraiment pour arrêter ?
C'est la question à un million. Pour moi ? Oui. Mais ça n'a pas été magique. La vape, c'est une béquille. Une excellente béquille, solide, fiable, mais c'est vous qui devez marcher. Il y a eu des soirs, surtout au début, autour d'un verre de vin, où l'envie d'une "vraie" était violente. La vape ne remplace pas tout à fait ce pic de nicotine ultra-rapide qu'envoie une cigarette classique au cerveau.
Il faut accepter qu'il y aura des moments de frustration. Mais ce qui est génial, c'est qu'au bout de quelques semaines, on commence à retrouver des sensations oubliées. Le goût des aliments, par exemple. C'est dingue, je redécouvrais la cuisine. L'odorat aussi. Bon, ça a des inconvénients, on sent mieux les odeurs de métro aussi, mais globalement, c'est positif.
Et puis, la peau. On ne le dit pas assez, mais le tabac grise le teint. Après un mois ou deux de vape, j'avais l'impression d'avoir meilleure mine, moins de cernes. C'est peut-être psychologique, ou lié à une meilleure oxygénation, mais je prends quand même.
Quelques conseils pratiques pour nous, les femmes
Je ne veux pas faire de généralités sexistes, mais on a souvent des attentes différentes en matière d'ergonomie. Un truc lourd qui déforme la poche de la veste, non merci.
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L'autonomie : Si vous êtes du genre à courir partout toute la journée, vérifiez la batterie. Rien de pire que la panne sèche à 14h. Prenez un modèle qui tient la route ou qui se charge vite en USB-C.
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Le remplissage : Regardez comment on met le liquide. Certains systèmes sont conçus par des ingénieurs qui n'ont visiblement jamais eu à le faire debout dans la rue. Il faut que ce soit simple, propre, rapide.
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La solidité : Elle va tomber. C'est sûr. Elle va tomber de votre sac, de votre poche, de la table. Si elle est en verre fragile, c'est fini. Privilégiez des matériaux robustes.
Et après ? L’objectif final
Le but, in fine, c'est d'arrêter la vape aussi. Je ne suis pas encore là. Je suis dans cette phase où je suis contente d'avoir lâché le goudron. Je baisse mon taux de nicotine tout doucement. Parfois je remonte un peu quand j'ai une période de stress au boulot, et ce n'est pas grave. L'important, c'est de ne pas retourner au tabac.
Il faut être bienveillante avec soi-même. On a souvent tendance à se juger durement si on "craque" pour une cigarette en soirée. Ce n'est pas un échec, c'est un faux pas. La cigarette électronique permet justement de revenir rapidement dans le droit chemin sans trop de souffrance.
En écrivant tout ça, je me dis que le plus dur, c'est vraiment la décision. Une fois qu'on a le bon matériel et le bon liquide, ça devient une routine comme une autre. Une routine moins puante, moins chère et moins dangereuse.
Alors si vous hésitez encore, mon conseil est simple : essayez. Allez en boutique ou commandez un kit débutant. Donnez-vous une semaine. Vous verrez que le matin, sans cette toux désagréable et avec un café qui a vraiment le goût de café, la vie a une saveur un peu différente.
Prochaine étape pour vous ?
Si cet article a résonné en vous, je vous propose de faire un petit état des lieux de votre consommation actuelle. Combien fumez-vous ? À quels moments ? Notez-le. Cela vous aidera énormément pour choisir le bon dosage de nicotine si vous décidez de franchir le pas. Et si vous avez des questions précises sur des modèles, n'hésitez pas à fouiller un peu plus, mais gardez en tête : la simplicité avant tout.







