Comment perdre beaucoup de poids ?

Perdre Beaucoup De Poids
Vous souhaitez perdre plus de 10 kilos et, jusqu’à maintenant, les régimes n’ont pas suffi. Des solutions efficaces existent. Notre enquête et des femmes qui témoignent pour vous aider à perdre beaucoup de poids sainement et durablement.

L’envie de perdre du poids n'est pas forcément dictée par des motivations esthétiques... Les raisons peuvent être aussi médicales ou même psychologiques. Pour les nutritionnistes, l'obésité est une maladie chronique à l'origine de nombreuses complications. Exemple : les risques de diabète, d'hypercholestérolémie et d'hypertension artérielle augmentent avec le volume du ventre (au-delà de 100 cm de tour de taille chez l'homme et de 90 cm chez la femme). Un homme au tour de taille supérieur à 102 cm a quatre fois plus de risques de présenter l'un de ces problèmes qu'avec un tour de taille inférieur à 94 cm.

Un autre critère médical important est l'Indice de masse corporelle, ou IMC [poids (kg)/taille² (m²)]. Quand l'IMC est supérieur à 25, on parle de surpoids (en France, 54 % des hommes et 44 % des femmes sont en surpoids selon les chiffres de 2019 publiés par Améli). Au-delà de 30, il s'agit d'obésité (17% des adultes en France).

Plus ces chiffres sont élevés, plus les risques de complications augmentent. En France, on compte environ 37% d'adultes sont en surpoids (3 millions d'entre eux sont véritablement obèses). A côté des complications médicales, ces personnes sont souvent victimes de souffrances psychologiques, émotionnelles, et de discrimination. Ces situations sont particulièrement difficiles à vivre au quotidien, comme dans le travail. Elles commencent même chez les petits, dans les cours d'école, avec le regard des autres enfants.

Toutes ces raisons sont autant de motivations pour trouver des traitements efficaces. Mais, on le sait, perdre des kilos n'est pas une chose facile. Même les médecins nutritionnistes le reconnaissent. D'ailleurs, en consultant l'un de ces spécialistes, on sera peut-être étonné par les objectifs fixés. Ils pourront paraître très modestes... pour ne pas dire ridicules.

Une perte de poids de 10 % est déjà considérée comme un bon résultat. On peut faire plus, bien sûr, mais on restera dans les limites du raisonnable. "Du réalisable ! " disent les médecins. Quoi qu'il en soit, même en perdant 15 kilos pour un poids initial de 135 kilos, en plus d'améliorer son bien-être, on diminue les risques de complications (articulaires, cardiovasculaires, apnées du sommeil...) liés au surpoids.

Nutritionniste Perte Poids
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Les 10 clés de la réussite pour perdre beaucoup de poids sainement

  1. Lancez-vous, si vous vous sentez bien psychologiquement ou suffisamment soutenu par votre entourage (famille, proches, médecin).
  2. Commencez par vous fixer un objectif. Attention, pas le poids d'un mannequin idéal, mais celui que vous pourrez atteindre,
  3. Sachez-le : en maigrissant, vous affinerez d'abord le haut du corps, en particulier le ventre, mais plus difficilement les fesses.
  4. Accordez-vous assez de temps pour y arriver (un minimum de deux à trois mois).
  5. Ne stressez jamais. Autrement, c'est l'échec. À table, même en l'absence de plats en sauce, vous pouvez très bien prendre du temps et du plaisir,
  6. Préférez les choix multiples. Régime + activité physique + suivi médical ou auprès d'une diététicienne... jusqu'au moindre détail : délaissez les ascenseurs !
  7. Vous avez le droit de craquer ! Pour fêter vos dix ans de mariage, vous pouvez vous accorder un bon dîner. Ne culpabilisez pas et profitez-en. Demain, vous rattraperez cet écart.
  8. Ne désespérez pas si, après une perte de six kilos, vous stagnez. C'est cruel, mais ce palier de dix-vingt jours est quasi obligatoire. Votre organisme s'adapte aux restrictions caloriques que vous lui faites subir. Continuez...
  9. Si, malgré la meilleure volonté du monde, l'aiguille de la balance ne bouge plus, n'hésitez pas à reconsulter. On vous proposera alors une autre "stratégie".
  10. Une fois l'objectif atteint, pour ne rien reprendre, restez fidèle aux bonnes résolutions qui vous ont permis d'y arriver et qui ne vous ont pas trop coûté (comme arrêter les viennoiseries, les fromages gras...).

Médicaments : Un succès mais pas d'effets miracle

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Pour bien comprendre les traitements, il faut commencer par analyser les causes de l'obésité. Elle est le résultat de facteurs génétiques, comportementaux et nutritionnels. De manière schématique, on devient obèse quand on a des gènes de prédisposition et que l'on mange trop, en restant sédentaire. S'il est impossible d'agir sur les gènes, on peut en revanche intervenir sur notre mode de vie et notre alimentation. Ce sont précisément les cibles visées par les médecins et les diététiciens : modifier certaines habitudes (en changeant un peu notre façon de manger et en augmentant l'activité physique) et corriger le contenu de nos assiettes (en diminuant la quantité de calories et en mangeant moins gras). Très bien, mais comment y parvenir ? La volonté, le soutien psychologique, le suivi diététique suffisent parfois. Mais ils peuvent s'avérer insuffisants.

Depuis quelques années, notre arsenal thérapeutique s'est enrichi de médicaments. Les deux produits phares actuellement disponibles en France sont le Xenical@, qui diminue l'absorption des graisses ingérées, et le Sibutral@, qui agit au niveau du cerveau en augmentant la sensation de satiété. Ils sont tous deux vendus en pharmacie, uniquement sur ordonnance, et non remboursés par la Sécurité sociale.

Là encore, il ne faut pas s'attendre à des effets miracle. Ces médicaments ne nous épargnent pas de suivre un "régime". Et les résultats escomptés correspondent à une baisse de 5 à 15 % du poids initial.

En attendant, ils connaissent un réel succès. En France, le Xenical@ été prescrit à des millions de personnes. En plus de la perte de poids, l'autre argument de ce médicament est de diminuer les facteurs de risque (réduction du taux de cholestérol et de la tension artérielle). Pourtant, malgré tous ces traitements, beaucoup de patients restent en échec. Pour ceux-là, d'autres solutions peuvent être envisagées. Il peut s'agir d'une prise en charge psychologique par thérapie cognitive et comportementale, ou encore d’une intervention chirurgicale.

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La thérapie comportementale : mieux se connaître pour mieux maigrir

Thérapie Perte Poids
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Se débarrasser des comportements qui favorisent la prise de poids : c'est nécessaire si l'on souffre de troubles alimentaires caractérisés. Il peut s'agir de boulimie (on se met à ingurgiter de manière répétée de grandes quantités de nourriture sans véritable plaisir), ou de compulsion (on mange fréquemment par envie subite d'aliments choisis qui nous apportent plaisir et réconfort). Au bout du compte, on ne contrôle plus sen alimentation... ni son poids. Mais à part ces problèmes spécifiques, de nombreuses autres personnes en surpoids ou obèses pourraient bénéficier d'une thérapie comportementale et cognitive. Pour le Pr Marc Raoult, nutritionniste « c'est principalement parce que les autres méthodes (conseils diététiques, activité physique, médicaments...) ont échoué qu'un tel traitement peut être envisagé. A priori, il est assez difficile de savoir qui pourrait bénéficier de cette thérapie, car certaines personnes n'ont pas conscience de présenter des comportements alimentaires "néfastes" pour leur poids. »

Le premier objectif est donc d'identifier les éventuelles attitudes à modifier. Il peut s'agir de comportements dont la personne a parfaitement conscience. Exemple : "Mon grand plaisir est de regarder des vidéos de films d'horreur en mangeant des biscuits au chocolat (un, voire deux ou trois paquets) reconnaît ainsi ce patient.

Mais il peut s'agir de aussi comportements dont la personne n'a pas conscience. Comme cette femme qui, en regagnant son domicile le soir, se met à grignoter sans trop savoir pourquoi. En discutant avec le psychothérapeute, elle avoue être assez angoissée, seule le soir en attendant que son ami la rejoigne. On l'aidera alors à comprendre son "stress" et à le surmonter pour empêcher ses envies de grignotage.

Le patient prend progressivement conscience de son trouble de comportement alimentaire. Attention, se rendre compte, ce n'est pas seulement dire : oui, je sais que je mange trop. La personne doit comprendre son problème alimentaire et comportemental », précise le Pr Raoult. En pratique, le patient peut tenir un carnet où il note l'heure, les circonstances, les sensations... accompagnant chaque prise d'aliments.

Un traitement en plusieurs étapes

On tâche encore de définir le comportement alimentaire parmi les autres comportements, émotions et humeurs (manque de confiance en soi, introversion, difficulté d'expression...). Cette thérapie comportementale nécessite aussi de définir avec le patient un objectif à atteindre pour lui proposer les solutions adéquates. Autre aspect important : l'information.

Le patient doit comprendre le fonctionnement nutritionnel : qu'est-ce que les dépenses énergétiques ? pourquoi l'amaigrissement est-il freiné ? pourquoi reprend-on du poids ? etc.

Par une sorte d'apprentissage progressif, la personne se débarrasse de certains comportements 'néfastes". On l'aide à accepter les changements qui lui sont proposés (le patient devra en partie "se reconstruire"). Des solutions très pratiques pourront être proposées. Par exemple, pour atténuer un sentiment d'angoisse et de solitude en soirée, on peut imaginer une activité en dehors de son domicile (comme des cours de gymnastique ou de bridge), ou trouver une occupation à faire chez soi (dessin, mots croisés, Internet...).

Des consultations en groupe

La thérapie s'effectue grâce à des séances ou des ateliers, de manière individuelle ou collective (groupe de six à dix personnes). D'après le Pr Raoult, « les ateliers collectifs ont plusieurs avantages : ils donnent des pistes de solutions à d'autres patients ; ils montrent aux novices de quelle façon s'effectuent les progrès chez d'autres ; ils rassurent les patients qui se sentent moins seuls ». Chaque séance dure environ une heure à une heure et demie. En général, il faut compter au minimum une dizaine de séances, à raison d'une par semaine. Enfin, il est indispensable de suivre des règles diététiques, qui sont expliquées lors de certaines séances de thérapie.

Actuellement, l'un des principaux problèmes est de trouver un psychologue ayant une bonne expérience du traitement de l'obésité par thérapie comportementale et cognitive. On peut le demander à son médecin ou à un spécialiste. Enfin, comme pour beaucoup de traitements indiqués dans l'obésité, la difficulté sera ensuite de ne pas reprendre du poids. Le patient ne doit pas hésiter à reconsulter de manière périodique.

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L'opération : des dizaines de milliers de gens l'ont faite

Opération Perte Poids
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Il est la solution extrême. Réservée à des personnes souffrant d'une très forte obésité. Et prêtes ensuite à s'imposer des règles alimentaires draconiennes. Pourtant, malgré des indications très spécifiques, en France, ces interventions se sont multipliées de manière impressionnante.

Cette intervention s'adresse à des personnes qui ont au minimum une trentaine ou une quarantaine de kilos en trop... L'opération peut être proposée quand l'IMC est supérieur à 40 (ou moins s il existe une maladie consécutive de l'obésité), et lorsque le poids n'a pas beaucoup bougé depuis quelques années. Ces "candidats" à la chirurgie sont aussi des sujets pour lesquels les autres solutions (diététiques, comportementales, médicaments...) ont échoué.

Avant l'intervention, le patient doit subir de nombreux examens. Leur but ? S'assurer qu'il n'existe aucune maladie endocrinienne ni contre-indication opératoire (cardiaque, respiratoire...). On ne peut pas la proposer aux patients souffrant de troubles psychiques ou de troubles du comportement alimentaire. L'intervention devra donc se décider en concertation avec le chirurgien, l'anesthésiste, un nutritionniste, un psychologue... En raison des contraintes diététiques auxquelles il faudra ensuite se soumettre ; d’où l’importance de s'accorder quelques semaines de réflexion avant de prendre cette décision, et même de rencontrer des personnes ayant déjà été opérées. Enfin, avant l'opération, le patient doit faire une demande d'entente préalable à la Sécurité sociale.

L'estomac devient minuscule

L'intervention actuellement la plus pratiquée en France consiste à placer un anneau entourant la partie haute de l'estomac. Celui-ci se "résume" alors à une minuscule poche située au-dessus de l'anneau qui est relié à un petit "boîtier- réservoir" positionné sous la peau de l'abdomen. Par la suite, en piquant ce boîtier avec une seringue, on pourra plus ou moins élargir l'anneau gastrique et ainsi "régler le passage des aliments". Les autres traitements chirurgicaux sont le court-circuit gastrique" et la "gastroplastie verticale calibrée" qui transforme de manière définitive l'estomac.

L'opération avec anneau gastrique a deux avantages majeurs. Elle est 'peu traumatisante" car pratiquée par laparoscopie (le chirurgien effectue de petites incisions sur l'abdomen pour opérer à l'aide de fins instruments et d'une sonde munie d'une micro-caméra).

Par ailleurs, l'intervention est réversible (l'anneau peut être éventuellement enlevé). La mise en place d'un anneau dure environ une heure. Et si tout se passe bien, l'hospitalisation dure quelques jours. Les complications opératoires sont relativement rares, si toutes les précautions ont bien été prises avant l’intervention. L'accident opératoire assez grave, mais heureusement très rare, est une perforation œsophagienne.

Deux à trois mois après l'opération, la petite poche gastrique risque de se dilater. L'anneau peut aussi se déplacer (rare) et, au pire, il se produit une invagination de l'estomac avec intolérance alimentaire absolue. Dans ces cas-là, une nouvelle intervention est nécessaire.

Des repas de moineaux

La poche résiduelle est de 20 cm3 - soit la contenance de trois grandes cuillerées. Autant dire un repas de moineau ! Les cuillerées doivent être prises séparément, avec un intervalle de quelques minutes entre chacune (les aliments sont très longuement mastiqués). Il ne faut pas boire en mangeant. Chacun de ces mini-repas dure près d'une demi-heure (à raison de cinq repas par jour).

La surveillance est essentielle. Au début, le patient consulte assez souvent, avec un bilan nutritionnel complet (pour doser le sucre, les graisses, le calcium, le fer, les vitamines...). En général, il prend en plus des vitamines.

Dans l'ensemble, les résultats sont bons. La perte de poids est en moyenne d'une vingtaine de kilos, parfois davantage (d'un point de médical, cela correspond à un IMC qui descend de 40 à 30). En plus d'un « mieux-être" évident, les risques cardiovasculaires seront diminués, un éventuel diabète ou une hypercholestérolémie seront plus faciles à traiter. Par la suite, le risque est de regrossir. 10 à 20 % des patients reprendraient des kilos. Avec le temps, les personnes trouvent des parades. Aux États-Unis par exemple, des sujets qui s'étaient fait opérer ont regrossi parce qu'ils buvaient du sirop d'érable !  Cet exemple montre combien le suivi médical et psychologique est important.

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Elles ont perdu beaucoup de poids, elles témoignent

Perte De Poids Régime Minceur
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« Je ne veux plus faire de régime strict »

Christiane, 55 ans, a grossi à partir de 40 ans, et elle a atteint 80 kilos pour m 68, Depuis neuf mois, elle prend un médicament, ce qui l'a aidée à perdre 9 kilos.

« Ma prise de poids est liée à la mort de mon père ; j'ai dû manger davantage sous l'effet du choc émotionnel, Je faisais attention aux sucreries, car je suis diabétique, mais je me rattrapais sur les friandises salées ! J'ai eu envie de maigrir pour me sentir mieux dans ma peau. Et c'était nécessaire parce que j'ai des problèmes de dos et de hanches.

J'ai alors essayé toutes sortes de régimes et j'ai perdu jusqu'à 13 kilos... que j'ai repris peu à peu. C'était dur de ne pas faire d'écart et de ne pas tomber dans l'effet 'Yo-yo" des régimes. Mon médecin diabétologue m'a alors prescrit du Xenical@ J'ai failli me décourager car, pendant trois semaines, je n'ai pas du tout maigri. Puis ce médicament s'est montré efficace et m'a permis de me motiver. II a également été positif concernant mon diabète. Cependant, il n'est pas sans effet secondaire, puisque je dois me rendre plus souvent aux toilettes. Par ailleurs, il coûte cher !

Je le considère comme une aide mais, pour maigrir, je fais aussi attention à ce que je mange. En revanche, fini les régimes stricts ! Avant, è force de me priver, j'étais obnubilée par la nourriture et j'avais tout le temps un sentiment de frustration... Depuis près de trois mois, mon poids est stationnaire. Si je perds encore un ou deux kilos, ce sera bien, mais je veux surtout me stabiliser. Le fait d'avoir minci, cela me donne davantage envie de bien m'habiller, de sortir... Moi qui étais un peu complexée, je me sens maintenant plus à l'aise en société. »

« J'ai eu un déclic après ma thérapie »

Agathe, 35 ans, pesait 102 kilos pour 1 m 75. Ne parvenant pas à maigrir, elle a suivi une thérapie comportementale et cognitive qui a duré deux ans. Elle a ensuite refait un régime et elle pèse actuellement 82 kilos.

« Les kilos se sont installés insidieusement, au fil des ans. J'avais tendance à grignoter dès que j'étais contrariée. Et je mangeais ce que j'aimais sans restriction : pizzas, glaces, bonbons, etc. Lorsque i'ai réalisé que j'avais beaucoup grossi, j'en ai souffert et... j'ai mangé encore plus. Un vrai cercle vicieux ! J'ai essayé plusieurs régimes, sans parvenir à les suivre très longtemps. Une fois, j'ai quand même perdu 20 kilos mais, ayant maigri trop vite, j'ai tout repris !

Y en avais vraiment marre de mes kilos en trop et des régimes voués à l'échec, jusqu'à fondre en larmes devant ma nutritionniste ! Elle m'a alors suggéré de suivre une thérapie pour surmonter ce "blocage". J'étais assez dubitative mais, finalement, consulter une psychologue m'a bien aidée. En effet, je me dévalorisais à cause de mon problème de surpoids. En colère contre moi, je pensais : "Je suis nulle, je sais ce qu'il faut faire pour maigrir et je ne le fais pas." Or ma psychologue a souligné qu'il fallait beaucoup de force morale pour se situer hors des normes sociales, s'exposer au regard des autres parce qu'on est différent.

Elle a su m'encourager et me donner une meilleure image de moi-même. J'ai repris peu à peu confiance en moi et, à la fin de la thérapie, j'ai eu un vrai déclic : irai suivi un régime pendant un an et demi et j'ai perdu 30 kilos. Certes, j'en ai repris 10 ces deux dernières années, mais j'arrive à me contrôler plus facilement. Et je sais désormais mieux utiliser ma volonté. En perdant du poids, j'ai eu l'impression de me rapprocher de ce que je suis intérieurement. Néanmoins, comme j'ai peur de regrossir, je reste très vigilante. Et je fais beaucoup de sport. Si je parviens à me stabiliser autour de 75 kilos, là, j'aurai vraiment gagné ! »

J'ai perdu 58 kilos !

Marie-Pierre était obèse depuis l'enfance, comme plusieurs membres de sa famille maternelle. En mars 2000, alors qu'elle pesait 146 kilos pour 1m78, elle s'est fait poser un anneau gastrique.

« J'ai consulté des médecins pour mon problème de poids dès l'âge de cinq ans. À l'école, c'était dur de supporter les moqueries des enfants. Pour ne pas souffrir, j'ai alors essayé de ne plus faire attention au regard des autres.

Pendant des années, j'ai suivi sans Succès de nombreux régimes, Pour moi, la pose d'un anneau, c'était l'opération de la dernière chance ! Depuis, j'ai l'impression de renaître car je suis passée de 146 à 88 kilos en deux ans. Mais il faut être très motivé car il y a beaucoup de contraintes liées à l'opération : c'est quasiment comme si je n'avais plus d'estomac. Le premier mois, je n'ai consommé que du liquide, puis des aliments mixés, mangés très lentement. Aujourd’hui, il me faut encore une demi-heure pour manger un yaourt ! J'ai appris à préparer des repas équilibrés, malgré des portions minuscules (un petit bout de viande, avec une carotte et une demi-pomme de terre), Pour ne pas avoir de carences, j'ai aussi pris des vitamines pendant un an,

C'est magique de redécouvrir le goût des aliments, comme les fruits depuis cet été, même si j'ai toujours peur que ça "ne passe pas" la première fois. Ainsi, je ne mange plus de pain car il risquerait de se bloquer dans mon estomac. Malgré tout, chaque kilo perdu représente une victoire, et je n'envisage pas pour l'instant d'enlever l'anneau car j'ai trop peur de regrossir.

Je suis suivie par le chirurgien qui m'a opérée, avec lequel je me sens en confiance, Et je continue à voir le psychiatre dont l'accord était indispensable avant l'intervention.

II s'assure que je vis bien le fait de maigrir. En effet, ayant toujours été obèse, je me demandais comment je serais avec des kilos en moins, et cela m'inquiétait.

D'ailleurs, quand je me vois dans la glace, je ne me reconnais plus ! Ma nouvelle image me plaît, mais je ne veux pas perdre ma personnalité. Ainsi, des personnes de mon entourage voudraient que je change de style... mais j'aime bien m'habiller de manière classique. Je tiens à rester moi-même. »

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