Chirurgie esthétique : le guide complet des différentes interventions

Chirurgie Esthétique Guide Complet
Dans ce guide, retrouvez toutes les interventions esthétiques possibles. Des rides, au ventre en passant par la cellulite, passage en revue les 12 techniques les plus courantes.

Le lifting cervico-facial

Cette intervention consiste à retendre légèrement et harmonieusement les tissus du visage vers le haut et vers l'arrière, par une incision dans le cuir chevelu et derrière les oreilles. Bien fait, il ne laisse aucune cicatrice. Le résultat final se verra au bout d'un mois.

Les risques

Le lifting peut se révéler insuffisant. Il arrive aussi que l’on ait enlevé une trop grande quantité de peau : la cicatrice sera de mauvaise qualité et/ou le lobe de l'oreille peut être déformé (possibilité de nécrose). Autres risques du lifting mal fait : un décollement cutané important et une alopécie cicatricielle. Due à un excès de résection dans le cuir chevelu ou à un traumatisme des bulbes, qui fait reculer la ligne des cheveux, celle-ci se produit sur les tempes.

Très rare, la paralysie faciale s'explique par le sectionnement, la brûlure, ou le traumatisme du nerf facial. Selon la partie du nerf atteinte, une paralysie de l'élévation du sourcil, de l'hémisphère supérieur ou inférieur du visage... peut se produire.

Les recours

Si le lifting se révèle insuffisant, on peut le "doper". Soit par un Thread Lift (association de deux anciennes techniques : la "pince mannequin" et la suspension des tissus à partir des cheveux) ou un nouveau lifting réalisé un an après la première intervention, soit par la pose de fils d'or, ou par un peeling effectué six mois après le lifting raté. Si une trop grande quantité de peau a été enlevée, et si la cicatrice souffre de trop de tension, elle sera refaite sous anesthésie locale.

Pour un décollement cutané important, l'intervention consiste, sous anesthésie générale ou neuroleptiques, à remonter la cicatrice et à la refaire sans tension. Pour remédier à l’alopécie cicatricielle, on aura recours à des greffons ou lambeaux de cuir chevelu.

Quant à la paralysie faciale, pour tout ce qui est périphérique (branche terminale du nerf), la récupération s'effectue dans les six mois. Si la grosse branche du nerf est touchée, elle est resuturée sous microscope, dans la semaine.

Lifting Visage Jeune
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Le mask-lift

Ce lifting en profondeur, qui nécessite le décollement de la face au contact de l'os, n'est pas non plus dénué de risque.

Les risques

Le regard figé, dû à la section de terminaisons nerveuses, représente le danger le plus important (voir ci- dessus la paralysie faciale).

Les recours

Dans les cas légers, le temps - 12 à 18 mois - et/ou la micro-chirurgie permettent au patient de récupérer la mobilité de son œil. Dans les cas plus sérieux, il faut consulter un neurochirurgien qui évaluera les possibilités de récupération après intervention.

Les rides

La méthode consiste à injecter un produit (silicone, collagène...) dans les rides pour les combler.

Les risques

Avec le collagène, la principale difficulté provient de son insuffisance à tenir (3 mois environ). S'il disparaît au bout d'une semaine, l'intervention peut être considérée comme un échec. Pour la silicone, les complications résultent surtout de sa mauvaise utilisation et de l'absence de pureté du produit. Des granulomes (petites indurations sous-épidermiques) peuvent également apparaître à la suite de l'injection et sont dus à une inflammation.

Les recours

Quand on est sûr que le collagène a disparu et que la situation n'évoluera plus (au bout d'un an environ), il faut alors le remplacer par de l'artéplast (5 ans de vie), ou des fils de gore-tex (fibre textile synthétique), un matériau inerte qui dure à vie. Pour la silicone, des siliconomes (petits amas de silicone) se forment et migrent. Il faut très vite inciser chaque siliconome et le gratter. Deux à trois séances sont généralement nécessaires. Quant aux granulomes, ils nécessitent, sur-le-champ, des injections locales de cortisone.

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Le peeling

Les risques

La pigmentation, car le peeling est décapant, et l'atrophie cutanée.

Les recours

Pour remédier au risque de pigmentation, le médecin utilisera tout de suite un produit de dépigmentation pour faire "marche arrière" : neige carbonique, azote liquide, ou un autre peeling, précis, agissant sur la pigmentation tissulaire. Pour l'atrophie cutanée, un peeling doux, sur zone concentrée, donnera de bons résultats. Mais tout dépend de l'ampleur de l'atrophie.

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Les cicatrices

Les risques

Les cicatrices peuvent être trop apparentes, boursouflées ou en creux.

Les recours

Dans les deux premiers cas, on peut lisser les cicatrices par une dermabrasion, les maquiller par une dermographie (pigment naturel) ou les reprendre. Si elles sont en creux, elles peuvent être comblées par du collagène. Les trois interventions se font sous anesthésie locale. Enfin, s'il s'agit de cicatrices d'acné, un peeling se révélera utile.

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Les paupières

Les risques

Si le chirurgien a enlevé trop de peau à la paupière supérieure, la patiente peut éprouver des difficultés à fermer l'œil. Si cette ablation généreuse vise la paupière inférieure, la personne aura un œil rond (exposition du blanc sous la pupille), voire un ectropion (renversement en dehors des paupières).

Attention : il faut au moins attendre un mois pour se prononcer sur d'éventuelles complications et être sûr qu'il ne s'agit pas d'une rétraction cicatricielle postopératoire fréquente.

Enfin, à la suite d'une telle intervention, de petits bourrelets cicatriciels peuvent apparaître à l'extrémité de la paupière.

Les recours

Si, après deux mois de traitements anti-inflammatoires, de massage de la cicatrice et de gymnastique palpébrale, le médecin ne constate aucune amélioration, ou si, dès le début, il existe un danger pour la cornée, il peut être amené à effectuer une greffe cutanée en prenant de la peau sur la paupière supérieure lorsque cela est possible ou derrière l'oreille.

Pour la paupière inférieure, l'œil rond, fréquemment dû à une réaction cicatricielle, disparaît progressivement entre six semaines et deux mois avec des massages de soins locaux et de la gymnastique palpébrale. S'il s'agit d'un ectropion (qui ne disparaît pas), il faut envisager une greffe cutanée avec amarrage externe du muscle palpébral. Quant aux petits bourrelets cicatriciels, des massages quotidiens peuvent en venir à bout. Sinon, il faut envisager une légère intervention réparatrice dans les six mois.

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Le nez

C'est l'intervention la plus délicate. En cas d'échec, il ne faut jamais, quel que soit le cas, réopérer avant six mois.

Les risques

Le chirurgien n'a pas été suffisamment généreux avec son scalpel : il existe encore, après l'opération, une bosse ou une pointe trop volumineuse ou trop longue ; la base "narinaire" est encore trop large par rapport au nez. Autre problème, une asymétrie d'un des cartilages de la pointe peut subsister.

Les recours

Afin d'éliminer la bosse ou la pointe, le chirurgien réinterviendra pour effectuer la réduction appropriée. Si, après l'opération, il reste une asymétrie d'un des cartilages de la pointe, l'intervention (sous anesthésie locale) consistera à mettre un greffon cartilagineux pour retrouver la symétrie. Par ailleurs, le nez de pékinois (ou de boxeur), dû à une ablation trop importante de cartilage ou d'os, se rattrape en mettant un greffon osseux sur l'arête nasale. En cas de bec de corbin ou de pointe ronde (nez-type : celui de Claude François), des greffons cartilagineux pris sur la cloison nasale du patient ou l'oreille, ou du cartilage bovin (de banque) permettront de réparer les erreurs. Une attention spéciale doit être portée au bec de corbin qui peut n'être que cicatriciel, donc transitoire.

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Les lèvres

Les risques

Elles peuvent être trop petites, asymétriques ou, au contraire, trop gonflées par la silicone ou le gore-tex.

Les recours

Quand les lèvres ne sont pas assez grosses ou semblent asymétriques, il suffit de poser des implants dermo-graisseux sur le côté, ou d'injecter de la silicone, de l'artéplast, du collagène, ou de mettre des fils en gore-tex. Les corrections peuvent être réalisées dans les trois semaines, excepté pour les implants dermo-graisseux qui nécessitent un délai de six mois, Pour les lèvres trop gonflées par silicone ou gore-tex, on peut retirer l'un ou l'autre produit quand on le veut.

Le menton et les pommettes

Lorsque le menton est fuyant ou que le relief des pommettes est insuffisant, la correction se fait par la mise en place d'implants : soit de prothèses préformées en silicone, soit de granules de corail implantés au contact de l'os. Les cicatrices sont invisibles car elles se situent à l'intérieur de la bouche pour le menton et au niveau de la tempe pour la pommette.

Les risques

Un problème postopératoire peut survenir ainsi qu'une asymétrie due à un déplacement de l'implant siliconé ou à des manipulations de la poudre de corail qui reste malléable une dizaine de jours après l'opération. Des coques (membranes se rétractant autour de la prothèse) apparaissent quelquefois et sont responsables de déformations.

Les recours

En cas de problème post-opératoire précoce (infection surtout), il faut retirer immédiatement l'implant, Une correction identique est réalisable (environ 3 mois après). Deux ou trois mois après l'opération, d'autres problèmes peuvent surgir : l'insuffisance de correction nécessitera l'ablation de la prothèse en silicone et la réimplantation d'une prothèse plus importante. S'il s'agit de corail, il suffira d'en rajouter. L'asymétrie sera corrigée par une remise en place de l'implant ou un remodelage du corail. En cas de coques, spécifiques aux implants en silicone, la prothèse sera remplacée (environ 6 mois après) par du corail.

Les seins

Les risques

Aujourd'hui, les prothèses posées contiennent de l'hydrogel ou du gel de silicone. Contrairement à celles d'il y a dix ans dont la surface était lisse, ces dernières ont une surface texturée : le risque de coque n'est plus que de 2%. Les coques apparaissent environ six mois à un an après. La prothèse peut se rompre, par suite d'un coup ou d'une manœuvre externe (squizzing). Les cicatrices laissées après une réduction mammaire ou une ptose sont souvent peu satisfaisantes.

Les recours

Certaines coques s'atténuent, voire disparaissent avec des massages. Si elles demeurent et sont invalidantes, il faut songer à faire enlever les prothèses dès que possible et éventuellement à les remplacer. Les cicatrices sont quasi invisibles : l'intervention se fait par le mamelon. Si une prothèse contenant de l'hydrogel se rompt, peu importe : le liquide est résorbé par l'organisme. Il faut remplacer la prothèse. Plus sérieuses sont les complications quand la prothèse contient du gel de silicone : celui-ci, migrant, va infiltrer les tissus autour de la glande mammaire (creux de l'aisselle, pectoraux...) et créer des réactions inflammatoires. Il faut intervenir en urgence pour retirer silicone et prothèse. Pour une situation simple, une autre prothèse peut être posée dans le même temps. Sinon, un délai de six mois est requis. Avant de reprendre les cicatrices, mieux vaut attendre six mois/un an, le temps de la maturation.

En revanche, si le mamelon se trouve trop haut ou trop en dedans, il est très délicat d'intervenir à nouveau.

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Le ventre

Les risques

Quand la vascularisation de la peau est lésée par une ablation importante de graisse, ou une remise en tension excessive, ou sur certains ventres cicatriciels, une nécrose peut survenir avec escarres. La cicatrisation dirigée par pansements ad hoc aboutira à la formation d'une cicatrice de mauvaise qualité plus ou moins importante et inesthétique.

Les recours

La correction consiste, un an après, à enlever le tissu cicatriciel et à refaire une cicatrice, sans tension, plus discrète. Ce qui implique parfois plusieurs interventions quand la cicatrice est très large. Une vilaine cicatrice peut toujours se reprendre six mois/un an après l'intervention.

La cellulite

Les risques

Les irrégularités dues à la liposuccion, appelée aussi lipo-aspiration, sont, aujourd’hui, rares. Mais des irrégularités cicatricielles peuvent survenir, ainsi que la "tôle ondulée" ou la culotte de cheval.

Les recours

Il faut attendre six à huit mois pour réintervenir, car ce type d'intervention génère des irrégularités cicatricielles. Si elles sont minimes, une nouvelle liposuccion, effectuée avec de fines canules (sous anesthésie locale), donnera de bons résultats.

La "tôle ondulée" fera l'objet d'une mise en tension de la peau, notamment pour la face interne de la cuisse (cicatrice dans le pli de la cuisse) ou l'abdomen (cicatrice cachée dans la culotte). Pour la culotte de cheval, on peut espérer une amélioration avec les méthodes de liposuccion moderne petite canule ou ultrasons. Lorsque la liposuccion se révèle insuffisante, on peut la recommencer.

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