Faire l’amour pour être en bonne santé !

Couple complice dans le lit
Être amoureux et faire l’amour auraient des effets bénéfiques sur le moral et la santé. Découvrez les mécanismes biologiques qui vous permettent de voir la vie en rose !  

Faire l'amour : bon pour le corps et le mental

On connaît les effets euphorisants de l'état amoureux et la sensation de plénitude qui s'installe après l'amour. Mais les chercheurs étudient aussi les mécanismes qui provoquent ces états : aujourd'hui, de nombreux travaux montrent que faire l'amour est bon pour le corps et le mental.

En effet, des substances (hormones ou neurotransmetteurs), sécrétées par le cerveau ou certaines glandes, procurent un sentiment d'euphorie et jouent même un rôle dans la prévention de certaines maladies.

En physiologie, on reconnaît désormais l'importance d'un état de bien-être du corps, quand le rythme cardiaque est ralenti, les systèmes immunitaire et digestif fonctionnent à leur maximum, bref, l'inverse de ce qui se passe quand on est sujet à une poussée d'adrénaline.

L'une des hormones responsables de ce bien-être est l'ocytocine : elle est produite par l'organisme au moment de la grossesse, de l'accouchement, de l'allaitement, mais aussi... de l'orgasme.

De l'euphorie à l'attachement

Désir, plaisir, lien amoureux... chaque étape correspond à la libération d'hormones différentes. Parmi les substances qui interviennent dans ces processus complexes, citons le trio dopamine/endorphines/ocytocine, qui rend une personne irrésistible et donne envie de passer de longs moments avec elle.

La dopamine peut être considérée comme le médiateur chimique de la "motivation" : c'est elle qui donne envie de trouver un partenaire. Bien sûr, le désir est aussi lié aux fantasmes et aux attirances propres à chacun... La vision d'une personne désirable stimulerait ainsi les neurones à dopamine.

C'est pourquoi on considère cette substance comme le médiateur du désir ! Elle a un effet dopant et, d'ailleurs, quand l'organisme n'en fabrique pas suffisamment, on manque d'énergie et on n'a plus envie de rien.

Lors de l'acte sexuel, d'autres molécules interviennent. Durant l'orgasme se produit ainsi une libération d'endorphines, ces "morphines naturelles" qui ont un effet euphorisant.

Ce sont elles encore qui rendent une personne dépendante de celui qu'elle aime : s'il s'éloigne pendant quelques heures, elle est en état de manque ! Mais cet état d'euphorie n'est pas programmé pour durer.

Après cette première phase d'amour fou, survient une seconde phase, où la réalité l'emporte. Le quotidien révèle un peu décevant et le désir l'autre n'est plus aussi ardent. Les défauts de celui qu'on aime ? D'adorables, ils deviennent insupportables.

C'est là qu'intervient l'ocytocine, ou "hormone de l'attachement" : son effet "bien-être" incite à prolonger le lien amoureux. À chaque fois que vous échangez des caresses avec votre conjoint, ou qu'il vous offre un cadeau qui vous comble de joie, le cerveau produit... de l'ocytocine !

Un intense sentiment de bien-être

Des études ont mis en avant l'isolement social comme facteur de risque pour nombre de pathologies : maladies cardiovasculaires, troubles infectieux, dépressions... Mais l'interprétation de ces résultats s'avère délicate. L'effet bénéfique de la vie de couple, comparé au célibat, est dans les études cinq fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes. En fait, il est sûrement dû au fait que les célibataires n'ont pas la même hygiène de vie.

Vivre en couple serait-il tout de même bon pour la santé ? Oui, s'il existe des relations harmonieuses entre les conjoints. À l'inverse, des conflits à répétition seront source de stress...

Mais on a pu constater que, parmi des personnes atteintes d'une maladie grave, la mortalité était nettement moins élevée chez celles qui se disaient heureuses en couple. L'état amoureux provoquerait ainsi un profond sentiment de bien-être, notamment en raison de l'attachement que l'on éprouve envers la personne aimée.

HORMONE ou NEUROMÉDIATEUR SÉCRÉTÉ PAR RÔLE
Dopamine Le cerveau Stimule le cœur et la circulation sanguine. Stabilise les émotions, procure un effet "dopant".
Endorphines Le cerveau Chasse les tensions et les douleurs. Entraîne une sensation d'euphorie.
Ocytocine Le cerveau Provoque une sensation de bien-être, calme la douleur. Effet bénéfique sur le système immunitaire.
Sérotonine Le cerveau Intervient dans le contrôle du sommeil. Essentielle pour l'équilibre psychique.
Adrénaline Le cerveau et les glandes surrénales Libérée en cas de stress. Accélère le rythme cardiaque, augmente la pression artérielle.
Testostérone Les testicules (ovaires chez les femmes) et les glandes surrénales L'hormone du désir chez les deux sexes. Présente en petite quantité chez la femme.

 

L’amour c’est aussi bénéfique pour …

Se protéger de la maladie

Faire l'amour permet non seulement d'éprouver du plaisir dans les bras de son partenaire, mais aussi d'être en bonne santé. Les différentes substances libérées durant l'acte sexuel sont en effet dotées d'étonnantes propriétés !

Lutter contre certains cancers

Le British Journal of Urology a publié, en 2013, une étude australienne concluant que les risques de cancer de la prostate sont bien moins élevés chez les hommes qui ont au moins cinq rapports sexuels par semaine que chez ceux qui n'ont que quatre à sept rappons par mois.

Concernant les femmes, il semblerait que l'ocytocine, une hormone libérée durant l'orgasme, joue un rôle non négligeable dans la prévention du cancer du sein.

Éloigner la douleur

Les endorphines jouent un rôle dans le contrôle de la douleur puisqu'elles bloquent l'action de la substance P, qui transmet au cerveau les messages douloureux du corps. Ces "morphines naturelles" aident à se détendre, mais ne sauraient calmer les très fortes douleurs.

Le cœur

On a cru pendant longtemps que l'acte sexuel était contre-indiqué chez les personnes victimes d'un infarctus : faire l'amour augmente en effet le rythme cardiaque et la pression artérielle. Mais les quelques accidents cardiaques survenus pendant l'amour concernaient surtout des personnes ayant consommé certaines drogues. Plusieurs travaux soulignent l'effet bénéfique de la sexualité sur le système cardiovasculaire.

Selon une étude publiée dans le British Medical Journal, en 2019, des chercheurs de l'université de Bristol, en Angleterre, ont suivi pendant dix ans l'activité sexuelle d'un groupe de 918 hommes, âgés entre 45 et 59 ans. Les résultats montrent que le taux de mortalité des hommes ayant eu au moins deux relations sexuelles par semaine était deux fois plus bas que chez ceux qui n'en avaient pratiquement pas.

Le moral

L'ocytocine et les endorphines libérées dans le cerveau lors de l'orgasme procurent un grand bien-être.

Mais cet effet apaisant ne dure que quelques heures, ce qui n'est déjà pas si mal !

Par ailleurs, la sérotonine, libérée quand on éprouve du plaisir à être avec son amoureux, est une substance anti-déprime exceptionnelle ! Lorsque le corps n'en produit pas suffisamment, on ressent un sentiment de tristesse, et le désir sexuel s'éteint.

Ce qu’il faut retenir

  • Les hormones sont des molécules produites par des glandes (surrénales...) et libérées dans la circulation sanguine. Elles assurent la régulation de l'activité d'un ou plusieurs organes, grâce à la présence de récepteurs spécifiques sur ces derniers.
  • Les neurotransmetteurs sont des substances chimiques fabriquées dans le cerveau par les neurones (cellules nerveuses). Ces messagers chimiques permettent aux neurones de communiquer entre eux.

À noter : Certaines substances jouent à la fois le rôle d'hormone et de neuromédiateur.

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