Le kyste de l’ovaire

Kyste Ovaires
Quels examens sont réalisés avant l’intervention ? Est-il indispensable d’opérer ? Peut-on bénéficier d’une cœlioscopie, autrement dit d’une chirurgie « sans » cicatrice ? Toutes les réponses sur le kyste ovarien.

Un kyste ovarien peut-il se développer sans que l'on s'en aperçoive ?

Oui. Il risque de grossir dans l'abdomen sans provoquer de trouble particulier.

Pourtant, il existe quelquefois des signes devant attirer l'attention : une pesanteur du bas-ventre, un abdomen plus gros, des douleurs, ou encore des règles perturbées chez les femmes non ménopausées.

Quels sont les examens les plus souvent pratiqués ?

L'échographie est l'examen clé. Et plus précisément l'échographie endovaginale (avec une sonde placée dans le vagin) qui permet d'apprécier la taille et l'aspect du kyste. L'écho-Doppler est aussi utilisé par certains spécialistes. Il permet de voir les vaisseaux du kyste et, donc, de mieux connaître sa nature. D'autres fois, une simple radiographie de l'abdomen peut révéler la présence d'un kyste.

L'intervention est-elle obligatoire ?

Non. Elle dépend de la nature du kyste.

Lorsque celui-ci est purement liquidien (ce qui est le plus fréquent), le médecin prescrit des hormones (une pilule forte) pendant trois mois. Le kyste peut alors disparaître. L'opération est inutile.

Quand faut-il intervenir ?

Si, malgré le traitement hormonal, ce kyste ne régresse pas. L'opération est même indispensable lorsque le kyste est solide ou mixte (liquide/solide). Car, dans ce cas, il pourrait être cancéreux.

Kyste Ovarien
© istock

Comment se pratique une chirurgie "sans cicatrice" ?

Si le chirurgien est certain que le kyste n'est pas cancéreux, l'intervention peut se faire sous cœlioscopie. L'opération consiste à effectuer trois ou quatre petites incisions sur le ventre pour faire passer les instruments chirurgicaux ainsi qu'une sonde optique munie d'un système d'éclairage (avec une mini-caméra vidéoscopique) pour voir l'intérieur de la cavité abdominale. Cette intervention ne laisse pratiquement aucune cicatrice. L'hospitalisation dure de 2 à 3 jours.

Quand faut-il opérer de façon "classique", c'est-à-dire avec une plus grande incision ?

En général, lorsqu'existe la moindre suspicion de kyste cancéreux. Dans ce cas, il est préférable d'intervenir en effectuant une incision de plusieurs centimètres. L'hospitalisation dure de 8 à 10 jours.

Après l'opération, faut-il être régulièrement surveillée par son médecin ?

Même s'il s'agissait d'un kyste bénin, il est recommandé d'aller consulter environ une fois par an son gynécologue. En effet, un autre kyste risque de se développer sur le même ovaire, ou encore sur l'ovaire opposé.

Existe-t-il des risques si le kyste ovarien n’est pas traité ?

Il peut se produire une torsion du kyste (surtout quand il est devenu volumineux), ou encore une rupture brutale du kyste. Il y a alors une violente douleur, voire une perte de connaissance, avec un état de choc. Dans ces cas, l'opération doit être réalisée en urgence. L'autre danger est que le kyste, qui est éventuellement cancéreux, se développe dans la cavité abdominale.

À retenir sur le kyste de l’ovaire

Beaucoup de kystes peuvent se traiter par des médicaments. Il s'agit d'un problème à ne jamais négliger car le risque est une torsion ou une rupture de kyste, il y a alors urgence.

Dans la majorité des cas, l'intervention permet d'opérer le kyste tout en préservant l'ovaire.

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