Trichotillomanie : comment arrêter de s’arracher les cheveux 

Arracher Cheveux
S’arracher les cheveux par poignées témoigne d’une grande angoisse. C’est une mauvaise habitude dont on peut néanmoins se défaire.

En langage de spécialiste, on parle de trichotillomanie. Cela se traduit par un besoin irrépressible de s'arracher les cheveux ou les poils au point que leur absence devient visible. Cette conduite apparaît souvent à l’adolescence ; les jeunes femmes étant les plus touchées.

Elle existe aussi chez l'enfant, mais elle se soigne rapidement. D'ailleurs, se ronger les ongles, sucer son pouce sont autant de troubles de l'enfance qui accompagnent cette compulsion chez l'adulte.

On n'ose pas en parler

Certains s'arrachent les cheveux distraitement. D'autres le feront de manière plus concentrée. On peut s'enlever jusqu'à plusieurs centaines de cheveux par jour !

L'arrachage se fait de manière dispersée, ou par zones qui deviennent alors complètement chauves. D'où une grande détresse et le recours aux chapeaux ou perruques pour cacher ce trouble. Honte et repli sur soi sont les conséquences de ce rituel si difficile à assumer.

Les causes renvoient le plus souvent à l'angoisse de la séparation, après le décès d'un proche, par exemple.

Chez la femme, c'est aussi une manière de casser l'image de sa féminité. Avec le temps, ce trouble devient une habitude qui permet de lutter contre l'anxiété. C'est une manie rebelle dont il est très difficile de se séparer. Ces personnes éprouvent non pas de la douleur, mais un plaisir intense, suivi de culpabilité lorsqu'elles prennent conscience des conséquences de leur acte.

Des thérapies pour perdre ce geste réflexe

La participation du patient est déterminante. La thérapie comportementale part de ce principe le psychiatre aide le patient à se déconditionner de ce geste réflexe. Noter chaque cheveu arraché sur un carnet et le contexte de l'arrachage un travail fastidieux, mais qui permet de réaliser l'ampleur de la manie. Ceci est associé à des techniques de relaxation, pour apprendre au patient à gérer son stress. Plusieurs mois sont nécessaires, suivis d'un contrôle pour éviter la rechute. Un bémol cependant, peu de psychiatres travaillent sur ce genre de manie.

De plus, la thérapie comportementale et cognitive ne se focalise que sur le symptôme. Or, cette conduite s'inscrit dans une souffrance plus large, qui demande un travail de fond sur ses causes et ses mécanismes. Selon lui, entreprendre une psychothérapie permet d'enrayer ce trouble puisque lorsque les personnes vont mieux, les symptômes disparaissent d'eux mêmes.

Attention, il ne faut pas arrêter les consultations lors d'une amélioration, car la rechute est possible.

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