Cicatrices : les prendre en charge au plus tôt

Femme Cicatrice
Accidents, opérations, blessures… Pour minimiser une cicatrice, agir le plus tôt possible après le traumatisme, c’est mieux !

Surveiller l'évolution

Après une opération ou une blessure, une cicatrice se forme et change pendant 12 à 18 mois. Au début, la cicatrice est rouge, légèrement surélevée et douloureuse. C’est normal ! Un mois plus tard, elle blanchit, c'est le signe qu'elle évolue normalement. Elle sera alors complètement blanche en 3 mois et ne posera aucun problème, ni esthétique ni fonctionnel. Mais, parfois, son évolution prend des chemins indésirables.

Plus on est jeune, mieux on cicatrise ?

La peau des nouveau-nés, très souple, cicatrise bien. De même, celle des personnes âgées, beaucoup moins élastique, n'exerce plus d'effet traction qui gêne la cicatrisation. Mais les cicatrices des enfants entre 18 mois et la puberté demandent le plus grand soin, car le film hydrolipidique de leur peau est faible (sécheresse), la peau est délicate ou sous l'influence de variations hormonales importantes.

Conseil : retardez, quand c'est possible, une intervention dans ces tranches d’âge. Faites attention aux brulures des jeunes enfants ou aux piercings des ados !

Il faut les masser !

Pour éviter une induration, tendance à la fibrose, la technique consiste à utiliser trois doigts de sa main (l'index, le majeur, l'annulaire) et doucement, sur tout le trajet de la cicatrice, à faire des petits mouvements circulaires, type drainage. A réaliser tous les jours, pendant quelques minutes. Après la phase inflammatoire normale, on peut effectuer le massage avec de l'huile de rose musquée du Chili pure à 100 %, qui active la régénération cutanée.

Chez le kiné, des techniques de massages "palper-rouler" drainent et assouplissent les tissus et favorisent la vascularisation. Plus la cicatrice est récente, plus le résultat est probant !

Cacher Cicatrices
© istock

Qu'est-ce qui doit m'inquiéter ?

La cicatrice s'affine, mais reste rouge.

  • Elle s'épaissit et dépasse, tel un gros bourgeon, les berges de la plaie elle est chéloïde.
  • La cicatrice se "creuse" : elle est atrophique, le derme sous-jacent s'est rétracté. Mais les spécialistes ne savent pas encore comment la traiter ;
  • L'utilisation de pansements hydro-colloïdes ou de films adhésifs éviterait l'élargissement de ces cicatrices ;
  • La cicatrice reste surélevée, confinée à l'intérieur des berges de la plaie : elle est hypertrophique ;

Les traitements qui marchent

  • La pose de silicone, en gel ou en plaques. La première formule convient aux zones découvertes. La deuxième aux zones de frottements (dos ou genou, par exemple) ;
  • La physiothérapie, avec de l'hydro-thérapie à haute pression, peut être réalisée en station thermal ;
  • Des injections de cortisone à l'intérieur de la cicatrice pour freiner l'inflammation ;
  • Le port de vêtements ou de plastiques moulés compressif (taillés sur mesure) améliore l'état de la peau, surtout après de larges brûlures.

A retenir

  • Mangez équilibré, pour une meilleure cicatrisation ;
  • Hydratez la cicatrice au moyen d'une bonne crème ;
  • Protégez-la de la lumière en appliquant régulièrement un écran solaire d'indice élevé (un vêtement ne suffit pas).

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