Comment retrouver confiance en soi ?

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Panne de désir, soucis perso, mal-être, stress passager ou installé… il arrive que l’on perde sa confiance sexuelle. Pour retrouver votre assurance et ne plus douter de vous, tous nos conseils de spécialistes.

Rupture, célibat, maladie, inévitables changements du corps... Il est fréquent que la belle confiance en soi qui présidait à la sexualité du couple, devienne, avec le temps, plus fragile, voire parfois inexistante. Selon les sexologues et thérapeutes de couple, c'est souvent entre 45 et 50 ans qu'apparaissent les premières failles. Doutant de soi, on devient de plus en plus passif, et on finit par se sentir sexuellement incompétent. Or, pour retrouver et renforcer cette confiance émoussée, pas de recette magique mais des pistes de réflexion et de travail sur soi au quotidien pour se sentir à nouveau bien dans sa tête. Et dans son corps. Conseils pratiques.

Confiance en soi : Je relance mon désir

Souvent, on se croit moins désirable parce qu'on ressent soi-même moins de désir. Or, c’est en étant désirant qu'on est le plus désirable.

Moins on ressent de désir, plus on a tendance à le guetter et à I exiger de l'autre. Ce qui génère pression, tensions et malentendus. Le bon positionnement consiste donc à s'occuper en priorité de son désir à soi.

Nous sommes des êtres de fantasmes, d'imaginaire. La première question à se poser quand on doute de soi sexuellement n'est pas : « Suis-je désirable ? », mais plutôt "Quels sont mes fantasmes sexuels" ? »

L’enjeu de ce questionnement est fondamental : Le fantasme est un moteur de désir. Le fait de construire ses propres images remet dans une dynamique active et créative qui permet d'aller à la rencontre de I’autre de manière plus libre et plus indépendante.

Ce questionnement exige que l'on prenne le temps de se laisser aller à des rêveries érotiques, de revenir en pensée aux caresses et aux situations qui génèrent de l'excitation.

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Pour plus de confiance en soi : Je me réconcilie avec mon image

Pas assez jeune, pas mince, pas assez ferme... le miroir renvoie rarement l'image que l'on désire. Mais c'est oublier que le désir ne se construit pas à partir de la perfection plastique mais des messages que l'on envoie. Et c'est parce que l'on projette le regard de l'autre sur soi, que l'on se transforme en juge impitoyable. Mais on oublie souvent que le regard des hommes est plus subjectif que celui des femmes. Une femme qui se vit sexy sera perçue comme sexy. Marylin Monroe, petite, ronde et pas franchement musclée, en était la preuve vivante. C'est donc sur la perception de soi qu'il faut travailler.

Pour améliorer son image de soi, il faut s’occuper de soi avec bienveillance et attention. Mettre en valeur ses points forts et camoufler ses défauts, ça s'apprend et c’est à la portée de toutes. Certains psychologues préconisent l'installation d'un miroir en pied dans la salle de bains pour connaître et accepter, jour après jour, son image. En se regardant se laver, se masser, on fait les choses moins mécaniquement, avec plus de soin. Cela finit par donner des résultats positifs en termes d'image de soi.

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Je me sens bien dans ma peau

Pour rencontrer l'autre dans l'intimité, avec le moins d'anxiété et de complexes possibles, il est indispensable de se sentir bien dans son corps. Pour cela, rien de tel que de cultiver sa sensorialité au quotidien.

Plus nous habitons notre corps, plus nous le ressentons, plus nous l’aimons. Pour cela, il faut s'occuper de lui. Le minimum : avoir une hygiène quotidienne raffinée. Cela permet de s’offrir tous les jours quelques minutes de plaisir mais aussi d’aller vers I autre plus confiante.

Se masser, se faire masser, marcher en forêt, prendre le temps de déguster un petit plat ou d'écouter.de la musique... développent aussi le sentiment de confort et de gratitude à l'égard de son corps.

Il existe des exercices très simple comme… de danser nu chez soi. Rien de tel pour sentir son corps vibrer, pour le libérer des contraintes et pour retrouver un rapport sensuel et ludique avec lui. Pratiqué régulièrement, cet exercice permet de nouer un contact différent avec soi-même, on gagne en assurance car on se présente à l’autre riche de ce vécu.

Enfin, il ne faut pas négliger non plus toutes les activités physiques qui, en stimulant la production d'endorphine (les fameuses molécules du bonheur), dopent le moral. Ce qui nous rappelle que notre corps est le premier partenaire de notre plaisir.

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Je n'ai pas peur de m'affirmer

Le manque de confiance en soi se traduit la plupart du temps par la crainte de déplaire à l'autre ou de se montrer incompétent. D'où une passivité qui peut être perçue comme un manque d'excitation.

Il ne peut y avoir de sexualité satisfaisante si I on ne sait pas dire oui à ses désirs et non à ce qui ne nous fait pas vibrer. C'est pourquoi I affirmation de soi est un des piliers de la confiance sexuelle.

Les psychothérapeutes invitent à s'entraîner à exprimer ses besoins et désirs d'abord dans la vie quotidienne. En acceptant ou en refusant une proposition, en osant donner un avis différent de celui de la majorité, en relevant des petits défis : comme déjeuner seule au restaurant ou s'habiller de manière plus colorée ou plus sexy que d'habitude. Au moment de la relation sexuelle, ayez recours davantage au langage du corps plutôt qu'aux mots pour exprimer ses désirs ou ses refus. Ce qui n'empêche pas, en dehors de la rencontre sexuelle, dans la tendresse et la complicité, de parler de ses attentes, d’exprimer sincèrement ses craintes et de ses désirs.

Parler de soi libère la parole de l’autre. C’est ainsi que se tisse une relation de confiance qui permet de s'affranchir de la peur d'être jugé.  Mais l'affirmation de soi passe également par le sentiment d'être compétent.

Si l'on se sent dépassé, il ne faut pas hésiter à consulter des ouvrages, à s'informer sur le fonctionnement de l'autre sexe, comme du sien, ou encore à se faire une culture érotique.

La connaissance donne de l'assurance, à condition de ne pas chercher à appliquer des recettes comme s'il s'agissait de cuisine.

Je sais m’abandonner

Une des principales conséquences de l'inhibition sexuelle, c'est qu'elle « bloque » le corps. A l'origine de cette « fermeture » corporelle : la peur de mal faire ou celle de ne pas susciter le désir. Résultat, on se transforme en observateur au lieu d’être acteur de sa sexualité.

L’abandon à ses sensations est la clé du désir et du plaisir. Tant que l'on ne fait pas un avec son corps, on ne peut pas réellement entrer en intimité avec I autre.

Si s'abandonner n'est pas toujours facile, c'est que la plupart des tâches à accomplir au quotidien supposent contrôle et vigilance, soit le contraire de l'abandon. C’est pourquoi la pratique régulière de techniques basées sur la respiration comme le yoga, la méditation ou la sophrologie, peuvent considérablement aider à lâcher prise.

Pour mettre en veilleuse le mental, on peut aussi fermer les yeux pendant la relation sexuelle afin de se concentrer davantage sur les sensations. Mais l'abandon suppose que l'on ait également confiance en l'autre, qu'on le sente apte à accueillir la part vulnérable en soi.

On peut avouer à son partenaire sa vulnérabilité, son état de tension ses craintes, sans se répandre ni dramatiser. Un aveu qui peut suffire à faire baisser un peu la pression, car on a trop souvent tendance à projeter sur l'autre la confiance et la compétence dont nous pensons être dépourvus.

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Témoignages : Ils ont repris confiance en eux

« Notre vulnérabilité nous a rendus plus forts » Lara, 46 ans

« Avec Marc, ça a été le vrai coup de foudre. Nous passions le réveillon chez des amis, j'étais célibataire depuis deux ans. À la fin de la soirée, il me raccompagne chez moi, et là, la panne... Marc m'avoue qu'il est très émotif, inquiet par l'idée de ne pas assurer, que lui aussi est fragile... Je lui coupe la parole et je vide mon sac à mon tour. Moi aussi j'ai peur, j'ai des rides, la peau qui plisse, je n'ai pas fait l'amour depuis un an, j'ai peur de mon corps de 45 ans ! Alors, il m'a prise dans ses bras. Et la magie a opéré. »

« Au hammam, j'ai accepté mon corps » Suzie, 52 ans

« Entre l'arrêt de la cigarette et un changement d'emploi, j'ai pris huit kilos en quatre ans. J’ai compensé avec les sucreries. J’ai essayé des tas de régimes. Rien à faire. Mon mari trouvait mes rondeurs très sexy, moi j'avais beaucoup plus de mal. Puis, l'année dernière, je me suis laissée entraîner par une amie au hammam. Et là, ça a été le déclic. En voyant tous ces corps de femmes, de tous âges, de toutes formes, j'ai eu un choc existentiel, comme une révélation. J'ai senti au plus profond de moi que le corps de la femme, c'était la vie et que donc il était toujours beau, quel que soit son poids, son âge, sa forme. Cet après-midi-là, j'en ai pris soin comme jamais, avec gratitude, quelque chose en moi s'est ouvert et ne s'est jamais plus refermé.

Depuis, faire l'amour c'est comme célébrer cette Vie ! C'est faire la fête avec ce corps qui est le mien et que j'ai appris à accepter tel qu'il est. »

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