Qu’est-ce que la chlamydia et comment la traiter ?

Chlamydia
La chlamydia est une IST, autrement dit une infection sexuellement transmissible. Causée par une bactérie, elle se transmet dans une grande majorité des cas lors de rapports sexuels. Bien que la chlamydia touche les deux sexes, cette pathologie est plus fréquente chez les jeunes femmes. C’est aussi auprès de cette population que les conséquences sont les plus graves. Souvent asymptomatique, l’IST est une maladie dite silencieuse. Quels sont les signes de l’infection ? Comment diagnostiquer la chlamydia ? Comment la traiter et la prévenir ? Voici tout ce que vous devez savoir sur cette infection sexuellement transmissible.

Qu’est-ce que la chlamydia ?

La chlamydia, aussi appelée chlamydiose est une IST causée par une bactérie que l’on nomme Chlamydia trachomatis. Avec le virus du papillome humain (VPH), la gonorrhée, l’herpès et la syphilis, la chlamydia fait partie des IST les plus fréquentes. Selon l’Assurance Maladie, 276 000 cas ont été diagnostiqués en 2016, 74% de ces patients avaient entre 15 et 24 ans.

La chlamydia est une maladie silencieuse. Toujours selon l’Assurance Maladie, dans 60 à 70% des cas, aucun symptôme n’est constaté. Cette particularité augmente considérablement le risque de transmission lors de rapports sexuels non protégés. Les femmes sont plus touchées que les hommes et l’infection bactérienne est également plus sévère.

Quels sont les symptômes de cette infection ?

Dans plus de la moitié des cas, la chlamydia est une maladie silencieuse et donc asymptomatique. Quand les signes de la maladie apparaissent, les symptômes d'une infection à Chlamydia sont différents chez la femme et chez l’homme.

Les symptômes d’une chlamydiose chez la femme sont les suivants

  • Les leucorrhées, des pertes vaginales blanchâtres causées par une inflammation du col de l'utérus ;
  • La présence de douleurs et de brûlures au moment d’uriner ;
  • Les douleurs pelviennes ;
  • Les douleurs rectales accompagnées ou non d’écoulements ;
  • La dyspareunie (douleurs lors des rapports sexuels) ;
  • Les saignements pendant les rapports et en dehors des périodes de règles.

La chlamydia peut prendre une forme aiguë. Si c’est le cas, les saignements sont plus abondants entre les règles et les douleurs pelviennes sont permanentes. Par ailleurs, la patiente peut avoir de la fièvre.

Les symptômes d'infection à Chlamydia chez l’homme sont les suivants

  • Les brûlures en urinant causées par l’urétrite ;
  • Les douleurs testiculaires ;
  • Les écoulements par le pénis ;
  • Les douleurs rectales accompagnées ou non d’écoulements.

Les hommes qui contractent une lymphogranulomatose vénérienne (LGV) (une complication faisant suite à l'infection à chlamydia) n’auront aucun symptôme pendant la période d’incubation qui dure entre 3 et 30 jours. Ensuite, des lésions apparaissent au niveau de l’anus, du rectum, du gland, de l’urètre et parfois même du pharynx. Quelques jours plus tard, si la maladie n’est pas traitée, des ganglions apparaissent au niveau de l’aine.

Causes et modes de transmission de la chlamydiose

La chlamydia est une maladie sexuellement transmissible. Elle peut être contractée lors de différents types de rapports non protégés dont les rapports génitaux, anaux, buccogénitaux ou bucco-anaux. Les préliminaire peuvent aussi entraîner des contagions tout comme un contact avec des sécrétions contaminées par la bactérie Chlamydia trachomatis. Il est donc possible d’être infecté par un sextoy.

Bon à savoir : lors de l’accouchement, une mère qui a contracté la chlamydia peut la transmettre à son enfant. La vigilance est donc de mise.

Dépistage et diagnostic de la chlamydia

Si des symptômes de la chlamydia sont constatés, il est impératif de se faire dépister le plus rapidement possible. Deux types de tests sont proposés. La première est une analyse d’urine. Attention, pour qu’elle soit révélatrice, il faut qu’elle concerne le premier jet d’urine. Cette option est rarement proposée car la fiabilité est réduite.

Les prélèvements sont la solution la plus fiable. Ils sont réalisés par un professionnel de santé. Il peut s’agir d’un médecin généraliste, d’un gynécologue, d’une sage-femme ou d’une infirmière dans un laboratoire d’analyse médicale. Le prélèvement est effectué avec un coton-tige. La zone choisie peut être l’entrée du vagin, l’anus, le rectum ou le pharynx. Tout dépend de l’emplacement des lésions ou des écoulements.

Les résultats sont disponibles sous 24 à 48 heures. Ils sont communiqués au praticien qui les a demandés. Si l’infection à chlamydia est avérée, un traitement sera proposé au patient ou à la patiente.

Quelles sont les complications possibles ?

Si la chlamydia n’est pas soignée, les conséquences peuvent être graves. Chez les femmes, la bactérie peut entraîner :

  • Une atteinte inflammatoire pelvienne,
  • Une salpingite (infection des trompes qui relient l'utérus aux ovaires),
  • Une grossesse extra-utérine,
  • L’infertilité.

Les hommes de leur côté souffrent le plus souvent d’une urétrite, une infection de l'urètre qui est le canal qui véhicule l'urine de la vessie vers le méat urinaire. Dans les cas les plus graves, la chlamydia entraîne une lymphogranulomatose vénérienne (LGV). Aussi connue sous le nom de maladie de Nicolas-Favre, cette pathologie est causée par 3 souches de Chlamydia trachomatis. Elle est plus rare et touche particulièrement les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Comment traiter la chlamydia ?

Pour traiter la chlamydia, un seul traitement est proposé. Parce que la maladie est causée par une bactérie, des antibiotiques sont prescrits. Il est essentiel de respecter la posologie mais aussi la durée. Trop souvent, une fois qu’une amélioration est constatée, les patients stoppent leur traitement antibiotique. C’est une erreur !

Pendant toute la durée du traitement, les rapports sexuels sont proscrits. Si le praticien a choisi de prescrire une dose unique d’antibiotique, il faut s’abstenir pendant une semaine. Des anti-douleurs peuvent compléter le traitement si nécessaire.

Comment prévenir la chlamydia ?

La chlamydia peut être évitée grâce au préservatif. Les femmes comme les hommes doivent y penser ! En cas de rapports sexuels non protégés, il faut se faire dépister. Le prélèvement est la technique utilisée. Plus rarement, il est possible de faire une analyse du premier jet d’urine. Les personnes qui ne sont pas à l’aise avec le prélèvement peuvent réaliser un auto-prélèvement.

Si le dépistage est négatif, il faut en refaire un chaque année par précaution. Si le dépistage est positif, il faut bien sûr se faire soigner. Il est également impératif de prévenir tous ses partenaires sexuels afin qu’ils se fassent tester.

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