Hématome, bosse : que faut-il faire, réagir vite !

Hématome sur le coude
Vous vous cognez dans une porte vitrée. Hématome, bosse, douleur. Que faire face à un coup sans blessure ouverte ? Localement, et plus ou moins vite, vous constatez que :
  • « C’est bleu » : Cela signe la rupture de petits capillaires, formant un hématome superficiel. Exemple : Un coup reçu au niveau de l’œil peut donner un bleu qui descend jusqu’au milieu de la joue.
  • « C’est gonflé » : Cela est sans doute dû à un épanchement de sang en profondeur.

Hématome, bosse : à faire d'urgence

Refroidir

Le tout premier geste d'urgence est d'appliquer du froid qui soulage immédiatement et bloque l'extension de l'épanchement sanguin sous-cutané.

Le plus pratique est d'utiliser un spray réfrigérant (Urgofroid, Akiléine Spray Choc), type de spray souvent employé en cas de traumatismes sportifs. Attention à ne pas vaporiser près des yeux et des muqueuses, ni sur une plaie ouverte !

Bon à savoir : Faute de spray, vous pouvez recourir à de l'eau glacée ou appliquer un gant de toilette rempli de glaçons.

Calmer la douleur

A cette fin, le pharmacien vous donnera un antalgique par voie orale. Soit à base de paracétamol, soit à base d'aspirine ou d'anti-inflammatoire si vous n'y êtes pas allergique et s'il n'existe pas d'épanchement de sang trop expansif.

Favoriser la résorption du sang

Par application d'une compresse imbibée de teinture-mère d'arnica ou à l'aide d'un spray à l'arnica (Contusyl).

Attention : Il ne faut pas l’appliquer près des yeux ni des muqueuses !

On peut ensuite mettre une pommade à base d'arnica (type Arnican), recouverte d'un pansement maintenu par une petite bande souple (type Nylex).

Empêcher l'œdème

La dernière étape consiste à empêcher l'œdème réactionnel (pouvant survenir tardivement) ou tout au moins à le faire dégonfler en appliquant une crème anti-inflammatoire à base, par exemple, d'acide niflumique.

L’endroit où est placé l’hématome

Selon sa localisation, un choc n'aura pas les mêmes conséquences et demandera une surveillance différente.

Un choc à la tête

Le choc a touché l'arrière de la tête. Sur le moment, vous pouvez vous relever et marcher. Néanmoins, il vous faut effectuer les gestes cités plus haut.

À surveiller : Des maux de tête, des vertiges ou des troubles oculaires peuvent survenir tardivement. Ces troubles sont le signe d'un retentissement intra-crânien avec, par exemple, un épanchement de sang et nécessitent de consulter au plus vite.

Un coup de poing sur l'œil

Il faut prendre les mêmes précautions. Sur l'instant, l'hématome sera soulagé par le froid. Sans utiliser, toutefois, de teinture mère ou de spray d'arnica.

À surveiller : Si le lendemain ou le surlendemain, vous ressentez un flou visuel ou des troubles oculaires, ou si le blanc de votre œil devient rouge, consultez sans tarder. Il peut s'agir d'une rupture secondaire d'un vaisseau avec une atteinte possible de la rétine.

Le coup du lapin

Un choc au niveau de la nuque, même sans douleur excessive, peut se traiter par le froid et des calmants. Mais à un tel niveau de contusion, le pharmacien peut vous conseiller le port d'un collier de maintien cervical. Cela vous soulagera et vous permettra de vous déplacer avec un meilleur confort en attendant des soins.

À surveiller : D'éventuelles complications peuvent survenir dans les heures ou les jours qui suivent (douleurs cervicales, torticolis ou fourmillements dans le bras). Consultez un médecin.

Un coup dans l'abdomen

Même en l'absence de bleu apparent, il faut consulter. Il est prudent d'effectuer une échographie de surveillance pour détecter un éventuel épanchement profond, pouvant parfois n'être constatable que dans les 7 à 12 heures qui suivent.

Un choc au coude ou sur le genou

Parfois et apparemment, rien de grave. Mais un ou deux jours plus tard, votre coude ou votre genou se met à enfler, c'est là une poussée réactionnelle de synovite ! Tout choc sur une articulation se traite par la méthode habituelle (froid, antalgiques, arnica) et surtout une pommade anti-inflammatoire qui va éviter l'épanchement de synovie.

À surveiller : Votre pharmacien vous mettra en garde contre cet épanchement articulaire de synovie.

A retenir sur ce qu’il faut faire vite sur un choc

Il existe différents types de chocs à ne pas confondre :

  • Le choc sans lésion ouverte ou contusion fermée.
  • Le choc qui s'accompagne d'une blessure (lésion ouverte : écorchure, blessure, saignement...). Il convient alors de soigner en priorité la plaie elle-même : désinfection de la plaie, anti-douleurs et pansement compressif.
  • Le choc qui s'accompagne d'une fracture.
  • Le choc qui s'accompagne d'une rupture ligamentaire (entorse).

Ces 3 derniers cas nécessitent des soins supplémentaires.

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