Faire l’amour quand on est enceinte

Faire Amour Enceinte
De l’arrêt complet des relations sexuelles à l’hypersexualité, tout peut arriver au sein du couple pendant ces 9 mois.

Attendre un enfant change la vie, et souvent la vie sexuelle. Mais cela varie selon les couples. On ne trouve pas les mêmes difficultés aux mêmes moments ni pour les mêmes raisons. Et il y a alors autant de façons de vivre sa sexualité qu'il y a de femmes et d'hommes. Tout change aussi selon les périodes. Le premier trimestre est souvent l'occasion de fatigue, de nausées. Ce qui ne favorise pas les rapports sexuels !

Puis, le corps devient plus favorable au plaisir et au désir. Il y a une augmentation de la circulation dans le petit bassin, ce qui donne plus de sensations, et les hormones aussi changent la donne.

« Pendant ma grossesse, j'aurais adoré faire l'amour tous les jours, s'amuse Mélanie, 27 ans. J'avais vraiment envie d'être enceinte toute ma vie ! »

Au troisième trimestre, ce sont les changements physiques qui peuvent gêner : les positions habituelles ne sont plus toujours praticables. « On sent quand c'est gênant ou pas, explique Sandrine Franc, médecin sexologue. C'est au couple de chercher ce qui lui convient le mieux. On peut aussi se faire des caresses, même sans pénétration. » « Quand on a un ventre énorme, c'est difficile d'en faire abstraction », raconte Mélanie. » On ne pouvait plus faire l'amour comme d'habitude et ça nous a pris du temps avant de trouver une position qui nous permette à tous les deux de prendre du plaisir. »

Le regard du père est important

Il est parfois difficile d'appréhender son « nouveau » corps, on peut se sentir moins désirable, trop grosse. Le regard de l'homme est alors important. En effet, l'homme aussi peut trouver sa compagne particulièrement belle pendant sa grossesse, ou au contraire être rebuté par tous ces changements. « J'avais souvent envie de faire l'amour », raconte Pauline, 35 ans. « Mais pour mon partenaire, lorsque mon ventre s'est arrondi, c'était moins concevable. » La façon de présenter les choses est alors primordiale : « Mieux vaut dire "j ai du mal à te désirer maintenant car je te vois plus comme une maman" que "ça me dégoûte tout ça ! », explique Sandrine Franc.

Sexe Et Grossesse
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La peur de faire mal au bébé

On peut parfois avoir l'impression de ne plus être deux mais trois, et que le bébé "voit" ses parents faire l'amour. Une autre crainte fréquente est de faire du mal, physiquement, au fœtus, ou à la mère, en provoquant un accouchement prématurément par exemple. « Comme j'avais déjà fait une fausse couche, je ne voulais prendre aucun risque.

Pendant le premier trimestre, j'ai donc évité les rapports. Puis, c'est mon mari qui avait peur : il craignait d'aller trop loin avec son sexe. J'avais beau le rassurer, il était parfois un peu bloqué. » se souvient Alice, 32 ans. Pas d'inquiétudes cependant : dans des conditions normales et sauf cas rares ce n'est pas le sexe de l'homme qui va provoquer l’accouchement.

Faire l'amour ne pose aucun problème, à aucun moment de la grossesse. La femme peut parfois ressentir une contraction au niveau de l'utérus au moment de l'orgasme, mais cela est normal et ne modifie pas le col. Au contraire, si le couple a une sexualité épanouie, cela constitue un facteur d'équilibre et la femme aura moins de stress à gérer.

Pas d'inquiétudes si on n'a pas envie

Il est normal d'avoir des modifications, en bien ou en mal, de sa vie sexuelle pendant la grossesse. Celles-ci ne sont pas un pronostic, dans un sens ou dans l'autre, de la qualité de la vie sexuelle du couple par la suite. Beaucoup plus couramment, les problèmes surviennent surtout après l'accouchement Le couple doit alors faire face à de nombreux changements.

« Après, c'était la catastrophe, je n'éprouvais plus de désir, j'étais fatiguée. On a mis un an pour revenir à notre sexualité d'avant car je n'arrivais plus à retrouver ma place de femme. » confirme Mélanie. Même si on n'a plus envie de faire l'amour quand on est enceinte, il est inutile de s'inquiéter. Et comme le souligne le Dr Franc, « quand on attend un enfant, six mois de creux sur toute la vie sexuelle, ce n'est pas la fin du monde ! »

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